10 échanges qui peuvent protéger nos enfants



Parler de violences sexuelles avec un enfant, ce n’est pas lui voler son innocence. C’est lui donner des mots, une voix et des repères clairs.

En cas de danger ou de doute, il y a le 119 – Allô Enfance en danger, gratuit, 24h/24 et 7j/7. 

Et/Ou rapprochez-vous des professionnels qui peuvent accueillir la parole. Les salles Mélanie sont prévues à cet effet dans les gendarmeries, les commissariats et les hôpitaux. 

 

1. Nommer les parties intimes
Utiliser les vrais mots, simplement, sans honte.
Un enfant qui sait nommer son corps aura plus de facilité à raconter ce qu’il s’est passé.

2. Lui rappeler que son corps lui appartient
On peut dire : « Ton corps est à toi. » « Personne n’a le droit de te toucher si tu n’es pas d’accord, même un adulte. Même quelqu’un que tu connais. »

3. Répéter naturellement plutôt qu’avoir une grande conversation
Ces phrases n’ont pas besoin d’être dites parfaitement dans un cadre précis. Elles ont surtout besoin d’être répétées, simplement, au fil du quotidien.

4. Créer une liste d’adultes refuges
Avec lui, choisissez 3 personnes à qui il peut parler : un parent, un grand-parent, une maîtresse, une marraine, une tante, un médecin…
Et répétez-lui : « Si le premier adulte ne t’écoute pas, tu vas en voir un autre. »

5. Lui dire que certains “secrets” ne doivent jamais rester secrets
Un cadeau surprise, oui. Un secret qui rend triste, inquiet, gêné ou qui fait peur : non.
Aucun adulte qui n’est pas ton adulte refuge n’a le droit de te demander de garder un secret. Tu peux toujours le raconter à un adulte de confiance.

6. Lui apprendre à écouter son malaise
Les enfants n’identifient pas toujours une situation comme « grave », mais ils sentent parfois que quelque chose est bizarre. « Si ton ventre se serre, si tu te sens gêné.e, si tu as peur ou si tu n’as pas envie, tu as le droit de partir et de venir nous le dire. »

7. L’autoriser à dire non… et à changer d’avis
Dire non à un bisou, à un câlin, à un jeu, à une demande qui le met mal à l’aise.Même si tu avais dit oui avant, tu peux changer d’avis”.
Et la politesse, c’est dire bonjour, s’il te plaît et merci. Pas faire un bisou.

8. Parler de situations précises
« Si quelqu’un te demande de montrer ton corps… »
« Si quelqu’un veut te montrer le sien… »
« Si un adulte te pose des questions sur ton intimité… »
« Si un jeu te met mal à l’aise… »
« Si un adulte te dit de ne pas le répéter… »
Tu peux partir, dire non et venir nous le dire.

9. Instaurer un cadre de confiance
« Tu ne seras jamais puni.e parce que tu nous racontes quelque chose. » « On te croira. » « Ce ne sera jamais de ta faute. » « Notre rôle, c’est de te protéger. » Et surtout : « Tu peux tout me dire. Je commencerai toujours par te remercier de m’avoir fait confiance. »

10. Et si un enfant parle… ou n’arrive pas à parler ?
S’il parle, écoutez-le avec douceur, sans questions en rafales. Remerciez-le d’avoir parlé, dites-lui que vous le croyez et demandez de l’aide
Et s’il n’a pas réussi à dire non ou à en parler, rappelez-lui qu’il n’a rien fait de mal. Ce n’est jamais lui le problème : c’est la personne qui lui fait du mal.


Publié le Ecrit par