Caroline maman louve de Tim 8 mois

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Caroline est en couple avec Greg depuis « près de 11 ans maintenant. On a de la chance de s’être trouvés tôt et d’avoir vécu un million de choses à deux avant la naissance de Tim. » Elle est photographe. « Je photographie des familles, des couples et des mariages. J’ai également la chance de travailler dans le domaine de l’enfance. Devenir maman a incontestablement modifié mon regard. »
Son leitmotiv ? « J’aime beaucoup la phrase Make it simple but significant. Elle est valable tant dans ma vie privée que professionnelle. Je ne garde que l’essentiel. »
Quant au livre dont elle n’oubliera jamais les lignes il s’agit de Poésies d’Arthur Rimbaud. J’avais 16 ans. Il a été la porte d’entrée vers un univers littéraire fascinant et m’a donné l’envie d’écrire. Plus tard, Océan Mer d’Alessandro Baricco m’a transporté et m’a redonné le goût d’une certaine liberté d’écrire et de penser. »
Son addiction ? « Je peux dire la peau toute douce de mon bébé ? »

Caroline nous présente son petit garçon. « Tim est un bébé très attentif et souriant, peu farouche et qui cherche en permanence le regard des gens. » Pourquoi ce prénom ?  « Le choix n’a pas été facile, nous avions pendant plusieurs mois une liste de prénoms sur un post-it collé sur le frigo. Cette liste était pleine de ratures, d’ajouts, de prénoms entourés. Finalement, c’est Tim qui est resté. Un prénom court mais lumineux, musical et ancré. J’aimais sa signification, sa sonorité et sa simplicité. « 

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Au choix entre poule et cool, Caroline répond « je suis une maman louve. Depuis que Tim est né tout me semble plus intense, j’ai appris à me fier à mon intuition pour le protéger tout en le laissant s’ouvrir au monde à son rythme.
De mon côté, j’ai réévalué mes priorités et remis de l’ordre dans ma vie. J’ai toujours eu besoin de trouver du sens dans chaque chose que j’entreprends et, depuis la naissance de Tim, ce besoin est devenu un impératif. Le temps file maintenant à toute allure et je ne veux pas qu’il m’échappe ! Je me tourne vers des projets qui font écho à mes aspirations et mes valeurs. Je souhaite me donner les moyens de mes ambitions tout en accordant une importance fondamentale à notre équilibre familial. Sacré exercice ! »

Selon toi, Caroline, peut-on être femme et mère ? « Bien sûr, pourvu qu’on n’écoute pas les autres nous dicter ce que doit être une femme et ce que doit être une mère. Que signifie, au fond, être femme ? A partir de combien de prismes différents peut-on envisager la maternité ? Ces deux rôles ne sont pas de simples étiquettes, il y a mille et une manières de vivre les deux selon qui on est profondément. »

Je lui demande ce qu’elle pense de l’instinct maternel, ce qu’il signifie pour elle. « C’est intense, animal, ça me tord le ventre, ça sent le lait et la vanille, c’est à la fois incroyablement complexe et d’une évidence folle. Et puis, surtout, je crois qu’il est différent pour toutes les mamans du monde. »

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Lorsqu’elle était petite fille, ses parents ont apporté beaucoup d’attention au développement de l’autonomie et de la curiosité. « Mon frère et moi avons touché à beaucoup de choses, fait des expériences, exploré la montagne avec une loupe et un marteau toujours dans notre sac-à-dos. Nous avions aussi suffisamment de temps libre pour nous épanouir d’un point de vue créatif. En tant que maman, je souhaite transmettre toutes ces choses à Tim. Lui apprendre à déceler l’extraordinaire dans le quotidien, partir à la découverte de ce qui nous entoure avec un œil neuf, toujours. »

Aujourd’hui, Caroline est photographe. « J’ai eu très tôt un appareil-photo entre les mains, depuis le petit jetable dans la valise des classes de neige jusqu’au bridge reçu pour mes 18 ans. Tout s’est enchaîné naturellement. Mon boulot ne me correspondait pas, j’ai profité de la fin de mon contrat pour me lancer à temps plein dans la folle aventure de la photo. C’est un métier fascinant où j’apprends continuellement. »

Son style ? « Douceur, espace et simplicité. Ce sont les critères auxquels j’aspire et qui me guident au quotidien. Inconsciemment, je crois que mes photos reflètent ce que je suis, mes besoins et mes aspirations profondes. »

Nous parlons ensemble des femmes qui font le monde aujourd’hui. Caroline raconte qu’elle est touchée par « ces femmes qui se donnent les moyens de faire bouger les choses dans de nombreux domaines : Jane Goodall pour la cause animale et environnementale, Céline Alvarez dans le secteur de l’éducation, Béa Johnson et toutes ces femmes du quotidien qui donnent le meilleur d’elles-mêmes. Chacune à son échelle rend le monde un peu plus riche, un peu plus juste, un peu plus doux. »

Notre discussion touche à sa fin et avant de partir je lui demande à quoi ressemblerait sa maison du bonheur : « Il y aurait du parquet qui craque, des grandes fenêtres et les rayons de soleil qui baignent le séjour, une très grande table et un salon chaleureux pour accueillir les proches de passage. Et un jardin, bien sûr, un grand jardin pour vivre au grand air dès que le ciel le permet. »

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