Pierre, papa cool de Ninon deux ans et demi et de Léon 4 mois

Portrait Pierre

« Je suis un optimiste réaliste. » Pierre vit dans le 5ème à Paris. Son spot : « Le Luxembourg. Parce que c’est un petit coin de paradis verdoyant. On y trouve des jeux pour les enfants des poneys, du sable, des tennis.  C’est une campagne à 5 minutes de chez nous. » Petit garçon il avait « deux grands rêves : devenir pilote de chasse, j’ai même passé les tests de l’armée de l’air ou travailler dans le sport, être au CIO, par exemple. » Les valeurs que lui ont transmis ses parents ? « L’honnêteté, l’humour et l’autodérision. »
La rencontre qui a changé sa vie ? Sa femme.

Pierre est le papa de Ninon et Léon. « Je suis plutôt cool parce que je suis plus enclin que leur mère à les laisser faire leurs expériences, quitte à ce qu’ils se fassent mal. Je me vois souvent dire à Perrine, au sujet de Ninon : « Laisse-là, il faut qu’elle apprenne toute seule. »

Pour lui, la paternité était une évidence. « Oui. Enfin c’est ce qu’on m’a dit une fois que j’ai eu ma fille ! » Je lui demande si cette dernière l’a changé. « Devenir père m’a donné plus envie de rentrer le soir ! Je me dis qu’il faut que je sois là pour les coucher, leur lire une petite histoire. Je travaillais beaucoup avant la naissance de Ninon. »

Alors, le concept des nouveaux pères, ça te parle, Pierre ? « Je fais en effet sans doute partie de cette bande des nouveaux pères ! Perrine a sa boîte aussi, et elle est très sollicitée. Je n’ai pas l’impression de me sacrifier, mais quand je compare ce que je fais à ce que faisaient les pères des générations antérieures, je suis un nouveau père ! Présent, investi dans toutes les petites missions du quotidien.  Il n’y a rien que Perrine fasse que je ne fasse pas. La répartition est plutôt équilibrée. Couches, crèche, courses, parc, lecture du soir je fais tout quoi. Mais il faudrait tout de même lui demander son avis !« 

Notre papa cool est entrepreneur. Pourquoi s’est-il lancé dans cette aventure ? « Je me pose cette question tous les jours !
Dans ma deuxième école, un incubateur d’entreprise s’était créé 2 ans auparavant. Honnêtement je n’avais pas forcement pensé à créer une boîte. J’ai plutôt un profil fonction publique. En voyant les autres le faire, je me suis rendu compte que c’était cool. Et puis j’ai toujours eu des idées de business sans en avoir véritablement la culture. J’ai fait un business plan, qui ferait rire tous les entrepreneurs aujourd’hui, et on a été accepté avec Alexandra, mon associée, à l’incubateur de Sciences Po. Au départ c’était un jeu, même si je croyais vraiment au potentiel d’un projet comme le nôtre. Aujourd’hui, on est 22 dans la boîte. »

Portrait Pierre 2

Pourquoi ce nom Sauver le monde des hommes ? « L’idée est de créer dans un seul lieu le monde des hommes. Toutes les envies de la gent masculine : de bons petits trucs pour cuisiner, pour recevoir, pour prendre soin de soi, pour avoir fière allure. Recréer une tanière pour hommes en un seul point de vente ! On en a quatre à Paris. »

Être père et entrepreneur, Pierre c’est difficile ? « Je vais faire une réponse de Normand : Oui et non ! En ce moment par exemple, entre les jours de grève et les journées pédagogiques à la crèche, il faut pouvoir se libérer. Je n’ai pas la pression de demander à mon boss si je peux m’occuper de ma fille. Idem pour Perrine. Le fait que nous soyons tous les deux entrepreneurs nous donne une flexibilité totale. On se passe un coup de fil et on gère la situation assez rapidement. Si nous étions tous les deux salariés, ce serait plus compliqué.
Le « non », le côté difficile de entrepreneuriat, j’ai essayé de le gommer. Depuis la naissance de Ninon, j’ai arrêté de travailler le weekend. Je réponds simplement à quelques mails. Il y a très très peu de vacances et de jours Off. Nous avons assez peu de temps privilégié et de longue durée avec nos enfants. Je pense que c’est la période de la vie qui veut ça. Tu as 30-35 ans, tu fais beaucoup de choses en même temps, il est donc difficile de les faire bien… Et si demain tout s’arrête, avec deux enfants, la situation risque d’être compliquée financièrement. C’est une crainte. On n’a pas de back up. »

En tant que père entrepreneur, le congé paternité ne lui parle pas vraiment. « J’ai pris 4 ou 5 après-midi. Je m’autorise justement plus de facilité parce que je n’ai pas pris les onze jours officiels. »

Quand il est à la maison, Pierre cuisine. « Personne dans ma maison n’est capable de cuisiner alors je suis obligé de le faire ! Je cuisine pour ma petite femme et pour moi. Avant je le faisais pour les enfants mais Ninon a des goûts, disons, discutables. Elle préfère désormais les plats préparés à mon plus grand regret. »

Pierre pratique régulièrement la natation et le piano : « La natation une à deux fois par semaine car j’ai des petits soucis de dos mais je préférerais faire des tennis ou des foots avec mes copains. Quant au piano, je le pratiquais beaucoup avant de devenir père. J’avais un magnifique piano à queue chez moi, mais comme j’ai une petite fille et un bébé on m’a gentiment fait comprendre qu’il fallait faire de la place dans l’appartement ! »
Son compositeur préféré ? « Chilly Gonzales en piano. C’est très mélodique, tout ce que j’aime. Je trouve aussi Mathieu Chedid très talentueux. »

Des souhaits pour l’avenir ? D’être toujours heureux. Je me le dis souvent, c’est presque mon mantra « le meilleur reste à venir. »

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