Comment se préparer à une césarienne programmée ?

Votre césarienne est programmée et vous vous dites : « Tiens c’est marrant, je ne pensais pas connaître aussi précisément la date de mon accouchement ». On vous donne quelques clés pour vous préparer. 

Notez-y les bons côtés.
Parce que la politique du verre à moitié plein marche à tous les coups #hein.
Donc non, la césarienne n’est certainement pas le projet de naissance dont vous aviez rêvé mais si on devait souligner ses avantages, on vous dirait que : vous pouvez consacrer la veille du jour J au plus excitant des dîners de futurs parents, si vous avez déjà un enfant, vous êtes au top niveau organisation. vous avez une date de fin de grossesse et ça, ça peut être une bonne nouvelle, vous pouvez garder le secret de cette arrivée ou en parler à ceux que vous aimez #supporters, …

Profitez-en pour prendre soin de vous
Les jours qui précèdent votre césarienne programmée peuvent être l’occasion de vous détendre (massages, manucures, soins, …) mais aussi de préparer votre corps. Certaines femmes s’intéressent à l’homéopathie en pré-opératoire, aux Fleurs de Bach, à l’ostéopathie, etc.

Vous pouvez vous renseigner (en détail ou non) sur son déroulement. 
L’approche médicalisée de la césarienne peut vous rendre nerveuse mais pour certaines femmes, en connaître le déroulement (de votre arrivée à la celle de votre bébé) peut aussi rassurer et éviter d’imaginer des situations plus complexes que la réalité. Si vous avez la moindre question, le mieux est de les poser au personnel médical qui vous suit ou à la sage-femme qui assure votre préparation à la naissance. 

Vous avez le droit à un projet de naissance.
Ce n’est pas parce que votre accouchement est médicalisé, que vous devez faire l’impasse sur vos désirs : la présence du deuxième parent lors de la césarienne, une musique qui vous tient à coeur, la possibilité de pousser pour être active et aider votre bébé à sortir (les césariennes dites actives sont de plus en plus adoptées par les maternités), le choix de baisser le champ opératoire au moment de la sortie du bébé,  un peau à peau de quelques minutes avec votre bébé (s’il est en pleine forme), …n’hésitez pas à discuter des conditions d’accueil de votre bébé en amont. Si vous ne voulez pas connaître le sexe de votre bébé, reprécisez-le aux équipes du bloc pour avoir le plaisir de le découvrir par vous-même. 

Ne courrez pas après la douleur.
Cette phrase, vous allez certainement l’entendre de la bouche du personnel soignant. Et si ce n’est pas le cas, retenez-la. On vous donnera des anti-douleurs pour gérer le post-opératoire. Prenez-les à heures fixes et n’attendez pas de ressentir la douleur car comme m’avez dit ma sage-femme : « Sinon ce sera comme grimper une montagne dont vous ne verrez pas la fin. ». Ok, passez-moi un verre d’eau. 

Exprimez vos besoins.
Comme le dit très justement Anna Roy dans son livre La vie rêvée du post-partum : la césarienne est la seule opération chirurgicale pour laquelle aucune convalescence n’est prévue. Et c’est même plutôt l’inverse qui se passe puisqu’elle précède les jours les plus dingues de votre vie. Et potentiellement les plus épuisants aussi. Vous n’êtes pas une warrior, vous n’avez même pas à essayer de l’être. Alors je vous invite à dire si vous souffrez, si vous ne vous sentez pas de faire la première tétée #coucoulanesthesie, le premier câlin, le premier bisou, le premier levé #allezdeboutmadame. Je vous invite à demander ce qu’il faut pour que le deuxième parent puisse rester la première ou les premières nuits. Bref, je vous invite à prendre soin de vous pour prendre soin de votre enfant. 

Prévoyez des vêtements confortables
Et notamment des tenues qui ne compressent pas le bas ventre (rapport à la cicatrice), des matières fluides, faciles à enfiler (la chemise longue ou la tunique ample sont une bonne option). 

Les visites ? Ménagez-vous…
Demandez à la famille et aux amis (quand le covid sera fini) de ne pas venir tout de suite vous rendre visite, d’attendre au moins 24h. Ma cousine m’avait donné ce conseil en me racontant : « J’étais encore sous le choc, allongée toute nue avec ma blouse, impossible de me relever, la poche de pipi branchée à côté de mon lit, et ma belle famille a débarqué… J’aurais préféré qu’ils viennent un jour plus tard, le temps de m’être relevée la première fois, d’avoir pris une douche et enfilé un pyjama. »

Ah et il n’y a pas une bonne façon d’accoucher, ni une mauvaise. Il y a la plus belle des (re)naissances : la sienne, et la vôtre #paroledecésarisée

Photo : @juliaetmax

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