Désir maternel : d'où vient-il ?

 

Social, biologique, contextuel, amoureux, éducationnel, en nous, pas en nous… A l'occasion de la fête des mères, sept femmes se penchent sur le désir d’être ou ne pas être mère.

 

“J’ai toujours voulu être mère"
Je crois que je me suis toujours dit que j’aurais des enfants “plus tard”. Pourtant, quand c’est arrivé, j’ai été surprise par l’ambivalence : aimer immensément et parfois regretter ma vie d’avant. On peut désirer quelque chose très fort sans être préparée à la vague. Fanny

“Je ne savais pas si ce désir venait vraiment de moi”
Pendant longtemps, je pensais vouloir un enfant. Puis, j’ai commencé à me demander si ce désir m’appartenait vraiment ou s’il venait de ce qu’on attendait d’une femme de mon âge. Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’on peut aimer les enfants sans vouloir être mère. Sonia

“Le désir est venu du couple"
Je n’ai jamais eu de désir d’enfant très fort avant de rencontrer ma moitié. Le désir est né de l’idée de faire famille, ce qui pouvait naître de notre relation.

Claire

“J’ai dû faire le deuil de ce désir”
Pendant longtemps, je me suis imaginée mère. Et puis la vie et ses circonstances ont fermé cette possibilité. Le plus difficile a été de renoncer à la femme que j’imaginais devenir. Il m’a fallu accepter qu’une vie puisse être pleine, même lorsqu’elle ne ressemble pas à celle qu’on avait projetée. Maureen

“Je ne veux pas d’enfant”
Un temps, sans doute sous la pression, j’ai cru qu’il y aurait un déclic. Mais plus les années passent, plus je comprends que mon absence de désir est aussi une vérité. Je ne ressens ni manque ni vide. C’est important de pouvoir le dire sans avoir à se justifier. Reem

“Mon désir est arrivé tard"
À 35 ans, je ne voulais absolument pas d’enfant. J’aimais ma liberté, mon travail, ma vie telle qu’elle était. Puis quelque chose a changé, sans que je sache exactement quoi. Peut-être le temps, les deuils, ou l’idée de transmettre. Anne-Laure

“Mon corps a parlé avant moi"
Je n’avais jamais vraiment réfléchi à la maternité. Et puis un jour, ce désir s’est mis à apparaître partout. Dans la rue, dans certaines odeurs, dans le regard posé sur les enfants des autres. J’ai eu la sensation étrange que mon corps savait avant moi. Oriane

“À 42 ans, j’ai eu envie d’un dernier enfant"
Je pensais que cette partie de ma vie était derrière moi. Et puis, passé 40 ans, un nouveau désir est apparu. Pas celui de “recommencer”, mais celui de prolonger….Un dernier bébé, comme une façon de retenir quelque chose du temps qui passe et de notre vie de famille. Elina

 

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