Elles ont fait des bébés toutes seules

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Plus qu’une tendance, c’est un fait avéré. De plus en plus de danoises font des bébés toutes seules. 

On se croirait dans une chanson vintage, mais c’est la triste réalité. « Elles choisissent le père en scientifique », depuis 2007 au Danemark, les traitements pour la fécondité sont devenus gratuits, quant au don de sperme, il est banalisé dans ce pays.

Lorsque leur horloge biologique se met à sonner, ces femmes, célibataires, dont la carrière n’a d’égale que leur culture, ne voient pas d’autre choix pour assouvir leur désir de maternité que de le réaliser seule.

Comme le raconte Signe Fjord dans son livre « Solo mom to a donor child », l’adoption n’est pas envisageable, pour des questions de profil et de dossier.

Ces danoises vivent donc une grossesse seules.

Elles accouchent, seules.

Vivent les premiers doutes, les nuits blanches, la fatigue, le découragement parfois, seules.

Quelle force.

Plus tard, après une relation, qu’on imagine très fusionnelle, il faudra gérer la crise d’adolescence, supporter la responsabilité matérielle de sa famille, toujours seule.

Il faut de l’audace, du cran et du coeur pour s’engager dans l’aventure de la maternité en solitaire. Mais pourquoi le font-elles ?

Se pose alors la question des danois. Ils se défilent. La paternité ne semble pas les séduire. Au Danemark, le gouvernement pense qu’un travail d’éducation, auprès de ces hommes qui ne se sentent pas prêts à devenir père, serait une solution. Le désir de paternité n’est donc pas naturel ? Il s’apprend ?

En m’interrogeant sur ce sujet, je pense aux papas « cool » et « poule » à qui je demande toujours si la paternité a été chez eux une évidence ou une surprise. La majorité me répond que c’était une évidence, un désir qu’ils avaient toujours ressenti au fond d’eux. Les autres, me disent ne pas y avoir pensé jusqu’au jour où ils avaient rencontré la femme de leur vie, et que le désir été né, à ce moment là.

J’en viens à penser, qu’il ne s’agit peut-être pas là d’un problème lié à la maturité de certains hommes, mais qu’il faudrait remettre le couple au coeur de la famille. Apprendre à s’aimer à deux c’est avoir envie d’aimer à plusieurs, vous ne croyez pas ?

© Photo Amber Fillerup Clark

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