Redessinons l’éducation

Redessinons l’éducation

Septembre 2014.

Une grande rentrée pour moi. Ma première en tant que maman.
Je l’appréhendais.
Surtout depuis mon entretien du mois de juin avec la directrice de l’école, dans le bureau de laquelle je m’étais effondrée, après avoir du me justifier du « retard » de mon fils.
Non madame, Gustave n’est pas encore propre. Non madame, il ne parle pas bien. Non madame, il n’aime pas la collectivité. Non madame, il ne mange pas comme les autres enfants.

La grande dame revêche m’avait alors répondu, sans même me regarder, que si mon fils n’était pas prêt, sa rentrée aurait lieu, au mieux, en octobre et que la cantine ne lui serait pas autorisée.

La rentrée arriva. Colère, hurlements…
C’est passé. Puis c’est revenu.
Gustave pleurait tous les matins.
Régulièrement la maîtresse, très psychologue: « Gustave dis à ta maman comme tu as été méchant, que tu n’as pas voulu travailler ! »
Le travail consistant à colorier un Tchoupi.

Un échec, dont j’ai été momentanément sauvée par un déménagement à Londres.

Il y a quelques mois, j’assistais au shooting des mamans et papas cool et poule. C’est ce week-end là, entre deux prises et deux interviews que Judith, me parla la première fois de son prochain sujet de réalisation.
Judith est l’œil brillant et créatif qui se cache derrière la camera d’émoi émoi.

L’objet de son travail, réalisé à la demande de l’Ashoka (le plus grand réseau d’entrepreneurs sociaux et sociétaux), est de nous montrer qu’une alternative à l’éducation scolaire classique est possible. Si « on » en a la volonté.

Aujourd’hui, j’ai regardé son film et j’en avais les larmes aux yeux.

Judith s’est rendue dans différentes écoles à la pédagogie innovante et a interrogé, observé ces enseignants à part dans des classes hors norme. Elle en a rapporté des images pleines de confiance et d’espoir. Elle nous fait croire à un monde où les enfants arrivent en courant à l’école et qui, malades, sont désespérés de ne pouvoir y aller.

La clef ? Voir l’école comme un lieu d’épanouissement. Donner confiance à un enfant c’est la possibilité de changer le monde de demain.
Les moyens ? L’exemplarité des enseignants, l’empathie, la considération de l’autre et la créativité.

Emoinautes, je vous laisse découvrir cette pépite, en espérant que le monde de l’éducation change.
Formater les élèves entraîne un échec scolaire et social. Alors que je suis intimement persuadée que tous nos enfants, sans exception, « ont un potentiel immense. » Il ne demande qu’à être révélé.

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