Cristina, mother of four : « Le clan ça a du sens pour moi. J’en rêvais en tout cas. »


En plus d’être belge (et donc super super cool), Cristina est maman de 4 enfants. Alexandre, Louis, Colette et Gisèle forment un clan autour de leur maman et de leur papa Fred. Ensemble, c’est tout. Et c’est surtout l’équilibre parfait pour cette femme qui parle d’ambition familiale, de désir fou, de spectacle quotidien. Et de la magie dingue de donner la vie. Sa joie de vivre est contagieuse et donnerait presque envie d’agrandir la famille Là, tout de suite. On vous laisse prendre le risque ? 

« Ce désir de grande famille date de toujours. Nous étions deux enfants et j’ai ce souvenir de vacances adolescentes où je lorgnais sur mes voisins de plage, en Italie : une grande famille qui riait, échangeait, vivait…Et me donnait envie de faire partie de leur clan. Le clan ça a du sens pour moi. J’en rêvais en tout cas. 
À 18 ans, j’ai rencontré Fred. Il avait 36 ans, et on s’est tout de suite projeté. J’ai pris le temps de faire mes études avant de lancer ce projet de premier bébé. J’avais envie, tout était facile. J’étais la première de mes copines, elles me chouchoutaient. Le rêve. Cet enfant, c’était un cheminement logique, un accompagnement doux et naturel. Une évidence. 

« Fred, ça ne peut pas être le dernier. » Accoucher, je pourrais en faire mon job ! »

« La naissance d’Alexandre a été un grand changement. Je vivais des vies parallèles, entre ma toute nouvelle maternité et mon quotidien d’étudiante. Et de fêtarde aussi ! L’enfant unique n’a jamais été un sujet. Fred se voyait clairement avec deux enfants. Louis est arrivé assez rapidement, tout comme Alexandre. Je venais de reprendre mon Master donc j’étais assez cool. Pour Colette ça a été moins évident. On était dans une phase de plein de choses avec Fred, tous les deux dans des projets pro à jouer les équilibristes. Et puis la nature a été moins pressée aussi. Pour la première fois, j’ai dû patienter davantage pour tomber enceinte. Dans la salle d’accouchement, quelques minutes après la naissance de Colette, j’ai dit : « Fred, ça ne peut pas être le dernier. » Accoucher, je pourrais en faire mon job ! J’ai remis  le sujet du 4ème sur la table quand Colette avait 6 mois. Fred n’était pas du tout chaud. Pour lui, ce 4ème enfant pouvait potentiellement rompre un certain équilibre. Et puis, il y avait la question de son âge…Avoir un 4ème enfant alors qu’il entamait la cinquantaine, c’était un autre argument pour lui. Ça et la fatigue : Il n’a fait aucun réveil nocturne de Colette. Un deal qui ne me dérangeait absolument pas, étant donné que j’adore ces moments-là. Si un 4ème enfant arrivait, je savais qu’on partirait sur les mêmes conditions. Mais rien, rien, ne pouvait me décourager. 

« Ce 4ème enfant c’était une question d’équilibre pour moi. Et pour notre couple aussi. »

« J’entendais vraiment les arguments de Fred mais ce 4ème enfant, c’était aussi une question d’équilibre pour moi. Mon ambition n’a jamais été professionnelle, elle a toujours été familiale. Je savais au fond de moi que cet enfant allait nourrir la famille.  J’avais conscience que dans un couple il faut faire des concessions, mais je n’étais pas prête à faire celle-ci. Fred a aussi pris conscience de mon désir, de ce qui se jouait là pour notre couple. Et évidemment, l’arrivée de Gisèle a justifié tous mes « efforts » ! Elle est très « papa » et lui en est complètement gaga. Avec son caractère libre, sauvage, indépendant, sa démarche de fonceuse (Elle vit avec un bleu permanent sur le visage !), elle a apporté quelque chose de différent dans la famille. Un équilibre.  Quand je vois nos 4 enfants à table et le regard que Fred pose sur chacun d’eux…ses yeux qui pétillent, ça me remplit d’amour. J’adore. Il est le premier à les réclamer dans le lit pour un énorme câlin. Alors non, comme entendu, il ne se lève pas la nuit et comme on peut l’imaginer, les déplacements demandent pas mal d’organisation mais son rôle de père il le vit à fond. 

« C’est un spectacle quotidien, une micro-société à observer. »

Avec Gigi, je me suis dit qu’il fallait que je kiffe chaque moment comme un émerveillement. Même les galères. Je me conditionne au quotidien pour fermer la porte du cinquième enfant. Parce que je sais que nous sommes au max, que je ne peux pas donner plus en terme de disponibilités pour chacun et qu’un cinquième enfant ferait des dégâts dans notre couple…Mais c’est tellement magique de donner la vie ! Ce qui me fait vibrer c’est de créer un petit être, de le regarder grandir et prendre la place dans sa famille. Chaque enfant développe sa personnalité, c’est un spectacle quotidien, une micro-société à observer. Donc pas de 5ème enfant en vue…Ça va finir avec Saint-Bernard cette histoire !

 

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